Stimuler le commerce intra-africain

L’UA est convaincue que la promotion des échanges commerciaux intra-africains s’avèrera d’une importance vitale pour parvenir à un développement économique durable, créer des emplois et intégrer efficacement le continent africain dans l’économie mondiale.

L’Assemblée de l’UA a voté une résolution en 2011 allant dans le sens de ces objectifs : elle portait sur la stimulation du commerce intra-africain (BIAT) et visait à accélérer la création de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Cette résolution a approuvé le cadre, la feuille de route et l’architecture visant à accélérer la création de la ZLEC ainsi que le Plan d’action pour stimuler le commerce intra-africain. Le Sommet ultérieur de l’Union africaine qui s’est tenu en 2012 a discuté précisément de ces sujets.

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Pour l’Afrique, l’intégration est actuellement le sujet à l’ordre du jour. En fin de compte, cela aboutira à la création d’un marché continental. On estime que l’intégration régionale génère des marchés plus grands qui encouragent la concurrence, ce qui entraîne des postures d’intervention plus efficaces au sujet de nombreuses problématiques à l’ordre du jour des programmes de développement.

Le commerce intra-africain est vital pour renforcer la compétitivité plus en amont de la chaine de valeur, là où se créé davantage de valeur. Toutefois, cela requiert l’harmonisation des politiques commerciales et le démantèlement des obstacles au commerce.

On devra surmonter de façon prioritaire les obstacles suivants afin de stimuler le commerce intra-africain : élargir l’espace économique et commercial africain en créant une ZLEC ; s’attaquer aux contraintes du côté de l’offre et aux faibles capacités de production ; s’attaquer aux goulots d’étranglement dans le domaine des infrastructures ; faire disparaitre les obstacles commerciaux en améliorant la facilitation des échanges ; multiplier les opportunités pour le commerce intra-africain en instaurant des réseaux d’information commerciale ; faire face aux besoins financiers des opérateurs économiques et des commerçants en améliorant le financement des opérations commerciales ; s’attaquer aux couts d’ajustement liés aux accords de libre-échange et à la libéralisation des échanges de manière à ce que tous les Etats membres en bénéficient de façon équitable.